En Tai Chi, les références à l’« eau » évoquent souvent des images de pureté et de calme, comme les reflets sereins de la lune sur une surface calme ou la beauté tranquille d’un ruisseau de montagne limpide.

Être « comme l’eau », un concept issu des enseignements du philosophe chinois Lao Tseu, signifie souplesse, humilité et refus de toute confrontation.

Mais de quelle eau s’agit-il ?

Ce sont les chutes d’Iguazu, au Brésil.

Si les chutes du Niagara affichent le débit moyen le plus élevé, les chutes d’Iguazu, situées en Amérique du Sud, connaissent des fluctuations spectaculaires entre la saison des pluies et la saison sèche. Lors des crues massives de la saison des pluies, leur débit peut doubler celui du Niagara, ce qui en fait le plus important au monde.

Nous les avons visitées juste après une période de fortes pluies.

Notre guide local était stupéfaite, constatant que le volume d’eau était trois à quatre fois supérieur à la normale.

L’eau peut doucement changer de forme dans des conditions normales, mais lorsqu’elle se déchaîne, elle libère une force destructrice et irrésistible, capable d’emporter tout sur son passage.

Pourtant, même sans ces violentes vagues, le goutte-à-goutte incessant possède la force nécessaire pour finir par percer la roche.

Lao Tseu nous a enseigné à « être comme l’eau ».

Peut-être avais-je légèrement mal compris le sens de cette expression.

L’eau n’est pas seulement douce.

Elle est forte, terrifiante et belle.