Lorsque l’on contemple les chutes d’Iguazú depuis le bas, on est littéralement submergé par leur puissance et la violence avec laquelle l’eau se précipite.
Mais lorsqu’on les regarde d’en haut, comme vous pouvez le voir, la vue s’étend dans toutes les directions et l’on ressent quelque chose de lumineux et de profondément libérateur.
Si l’on raisonne avec la tête, le bas serait Yin et le haut Yang.
Le Yin est de nature statique et souple, tandis que le Yang est dynamique et ferme… n’est-ce pas ce que l’on nous enseigne ?
Alors, pourquoi, lorsque l’on survole les chutes d’Iguazú en hélicoptère, n’entend-on pas le grondement assourdissant que l’on perçoit au sol, ni les vibrations qui font trembler tout le corps ?
Les chutes qui, vues depuis la terre, semblaient déchaînées et terrifiantes, se fondaient soudain dans l’immensité de la jungle qui s’étendait à perte de vue.
Vues d’en haut, elles paraissaient étonnamment paisibles et majestueuses.
Je ne pouvais pas distinguer où se trouvaient exactement les frontières entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.
Mais depuis les airs, j’ai pu ressentir l’immensité de la Terre comme une « surface », tandis que depuis le sol, je ressentais la puissance déchaînée de la nature comme un « point ».
Ah oui… c’est ce que veut dire le proverbe : « À force de regarder l’arbre, on ne voit plus la forêt. »
En y réfléchissant ainsi, il devient difficile de réduire le Yin et le Yang à une formule aussi simple que « le Yin est en bas et le Yang est en haut ».
Je préfère finalement les comprendre comme deux mouvements d’énergie :
l’énergie qui descend du haut vers le bas peut être associée au Yin, tandis que l’énergie qui s’élève du bas vers le haut peut être associée au Yang.
De cette manière, le Yin et le Yang ne sont plus simplement des positions — le haut et le bas — mais deviennent des mouvements, des transformations et des directions de l’énergie.
C’est peut-être là que commence une autre façon de comprendre le Tai Chi Chuan.
